[Critique] Le Chasseur de primes.
20 avril 2010 par La rédaction
Catégorie : Critique
Le Chasseur de Primes signifie le retour des comédies américaines si fumeuses soient-elles. Et encore une fois de plus, la case « navet » est atteinte.
Milo Boyd est un chasseur de primes. En manque d’argent, il obtient de son employeur le job rêvé: il doit coffrer son ex Nicole Hurley qui s’est soustraite à la justice pour se dédier à une affaire très trouble. L’occasion est trop belle pour Milo qui peut en profiter pour prendre sa revanche sur son ex-femme après une séparation difficile…
Le Chasseur de Primes est un film qui veut cumuler à la fois trois genres: la comédie, l’action, et la romance. Pour être dans le genre de comédie, il faut de l’humour, des situations cocasses, des réparties, et le sourire au lèvre prêt à être à déclencher à la moindre tentative. Pour être dans le genre de l’action, il faut un scénario plutôt béton, un physique à casser la baraque (en brique), et une bonne dose d’adrénaline. Pour être dans le genre de la romance, il faut une relation entre deux personnes très solides, un intérêt digne d’y être porté et beaucoup de crédibilité. Dans ce film d’Andy Tennant, aucun de ces aspects n’est correctement atteints… Autant vous dire que le résultat est donc très très peu convaincant.
Au programme de ce film fort alléchant, un couple habitué dans le genre: Gerard Butler pour le beau mâle et Jennifer Aniston pour l’aguichante femme. Le choix n’est pas incongru: Gerard Butler incarne parfaitement les trois genres: il peut joue l’action (300), la comédie (L’Abominable vérité) et la romance( P.S: I love you). On ne peut pas en dire autant de Jennifer Aniston (Dérapage, L’Objet de mon affection, Ce que pensent les hommes). Sauf que jamais le tandem n’arrivera à convaincre, trop naïf et trop saugrenu, il n’accroche pas.
Le long métrage de Tennant est donc un condensé ennuyeux et étonnamment long (pourtant 1h40, on a vu pire). Il y a trop peu de bons moments pour laisser embarquer le spectateur qui se tourne les pouces durant le film entier. Pas de réelles cascades, à peine quelques sourires, et absolument aucun sentiment pour cette romance archi prévisible. C’est du pathos facile à montrer, plus compliqué à avaler. On passe donc rapidement. Une comédie romantique qui se mixe à l’action, sans jamais convaincre.
Comme quoi le cumul des genres n’a rien de très intéressant, encore faut-il savoir les mixer. Et ce n’est pas le tandem des habitués Butler-Aniston qui arrive à nous prouver le contraire.
[Critique] Gardiens de l’ordre.
20 avril 2010 par La rédaction
Catégorie : Critique
Nicolas Boukhrief offre un thriller policier rythmé mais très simpliste avec Gardiens de l’ordre. Entre police et dealer, il n’y a qu’un pas.
Lors d’une classique ronde de nuit, Julie et un nouvel affecté Simon blessent gravement un jeune dans son appartement après que celui-ci eu abattu un collègue sans raison particulière. Mais ce jeune homme est un fil de député, et très vite on accuse les deux policiers d’une bavure, risquant ainsi de perdre leurs postes. Ils décident alors de mener l’enquête par eux-mêmes, remontant ainsi à un dealer.
Voilà un thriller/policier dont le scénario est fort simple. Aussi bien dans son histoire que dans son déroulement, le scénario des Gardiens de l’ordre est prévisible, sans réelle surprise. Paradoxalement, c’est un film qui offre aussi du rythme, de l’action, et quelques bons acteurs qui tiennent parfaitement le film. Il faut souligner la prestation assez étonnante de Fred Testot, plutôt habitué aux pitreries, qui forme un bon couple avec Cécile de France (actrice confirmée qui ne surprend pas ici). Puis il y a Julien Boisselier (récemment dans la peau du roi Henri IV), parfait dealer de drogue, mystérieux, sobre, et presque trop sympathique, entouré de ses sbires avec notamment Rudy, interprété par Jean-Michel Noirey (récemment vu dans la peau de Pierre Laval dans La Rafle).
Un amateur de série B pourrait apprécier ce genre de long-métrage. Il reste politiquement correct, même si on perçoit une rapide pique lancée aux dirigeants sagement installés dans leurs bureaux, à moitié corrompus. Et puis « c’est dans les bureaux que tu gravis les échelons » lance un flic. Et à la place on a ces gentils flics, qui font leur métier dans la rue, et qui par cet incident qui peut coûter leurs places, ils doivent rentrer dans le sombre monde du deal et de la drogue avec tous les risques que cela comporte. Alors certes, la vision de ce monde peut en paraître simple ou lourdesque pour certains, idéalisée presque, mais il en ressort une ambiance intéressante et accrocheuse.
Si Nicolas Boukhrief ne signe pas là un film référence en série B, il rentre dans la gamme du bon film, avec un certain rythme et de bons acteurs, sans offrir un scénario très complexe. Le classique peut parfois avoir du bon. A condition de l’admettre.
[Critique ] Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec.
20 avril 2010 par La rédaction
Catégorie : Critique
Luc Besson sort sa nouvelle œuvre d’envergure actuellement sur les écrans: Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec.
Alors que la journaliste Adèle Blanc-Sec (Louise Bourgoin) tente de trouver une cure en Egypte pour sa sœur atteinte d’un catalepsie, et qu’elle doit faire face à son adversaire Dieuleveult (Mathieu Amalric), à Paris, le professeur Espérandieu (Jacki Nercessian) sème indirectement la terreur à Paris à cause d’un ptérodactyle vieux de 136 millions d’années. Alors que Caponi (Gilles Lellouche) et St Hubert (Jean-Paul Rouve) sont sur le coup pour stopper la bête, la jeune journaliste de retour à Paris se retrouve mêlé à cette course-poursuite bien malgré elle…
Dans ce Paris de la Belle Epoque, notre Luc Besson national évolue à merveille. Il est dans son monde: il doit retranscrire une célèbre BD en film majestueux, à la sauce hollywoodienne pour offrir du grand spectacle aux grands comme aux petits. Il est clair que Besson ce n’est pas (ou ce n’est plus) du cinéma d’auteur, très personnel. On le sait, il est très fort pour offrir au grand public des films qui marchent et qui marquent (du Grand Bleu à Arthur et les Minimoys). Avec Europacorp, la critique accueille assez froidement ses films (ce qui bizarrement n’est pas forcément le cas ici) alors que le public l’encense (sauf pour les initiés pour qui Besson représente plus le commerce que le cinéma). Pourtant il faut bien reconnaître du talent à Luc Besson. Il est capable de jouer sous tous les registres, et son nom est souvent gage de gros spectacle. Cette fois-ci à la réalisation (et non à la production ou au scénario), il offre un film à grand spectacle, rythmé, et plutôt bon.
Adèle Blanc-Sec est donc à la base une héroïne de BD, œuvre de Tardi. C’est d’ailleurs ce même Jacques Tardi qui aurait validé le scénario de Besson après l’avoir lu, en essayant de rester au plus proche de la journaliste. Pour ce rôle, il n’y avait pas mieux que de l’offrir à Louise Bourgoin, l’ex miss météo qui monte dans le cinéma français (La fille de Monaco, Blanc Comme Neige). La belle s’en sort plutôt bien, offrant de belles séquences de réparties, de l’humour et du glamour à la fois, même parfois elle semble sur-jouer. On notera également la prestation de Mathieu Amalric, valeur sûr de notre patrimoine cinématographique, que l’on voit trop peu sous les traits du méchant Dieuleveult. Les touches humour sont accentuer par Gilles Lellouche et Jean-Paul Rouve, qui n’ont pas trop de mal à faire sourire, tant la situation s’y prête. On sent également que le film veut toucher un public assez jeune (par certaines cascades), tout en étant assez mature. Du coup on ne tombe pas dans le surfait et le ridicule, même le final est un pathos sur les bords.
Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec sont donc un condensé de l’œuvre Luc Besson, du tout public plutôt sympathique, esthétiquement plaisant, rythmé et drôle à la fois. Tout le monde devrait y trouver son compte.
[Critique] Clash of the Titans
16 avril 2010 par La rédaction
Catégorie : Critique
Encore un film en 3D ! Quel casting !! Liam Neeson, Ralph Fiennes, Sam Worthington, Nicholas Hoult, Mads Mikkelsen, Pete Postlethwaite, Polly Walker, Danny Huston, Jane March, Agyness Deyn et notre frenchie de chez Canal Mouloud Achour.
L’histoire : Perseus (Sam) est le fils de Zeus (Liam) et d’une mortelle, il est donc un demi-dieu. Quand les hommes décident de déclarer la guerre aux dieux de l’Olympe, Zeus va répliquer en laissant carte blanche à Hadès. Sachant que le chaos attend la ville d’Argos qui a osé le défier, Zeus se dit prêt à offrir asile à son fils. Mais celui-ci ayant vécu toute sa vie avec les hommes se considère comme tel et refuse l’offre de son vrai père. Afin de sauver la ville, il doit vaincre Hadès et pour se faire il doit anéantir le Cracken que le dieu des enfers va envoyer pour détruire Argos. Le moyen : aller chercher la tête de Méduse. Le problème majeur : si un homme la regarde dans les yeux il est immédiatement changé en statut de pierre. Pour compliquer la tâche, le temps est compté !!
Verdict : ça fait penser à un mélange d’Avatar, Troy, Lord of the rings et les vieux Hercule’s movies. Alors ça donne quoi un mix de tout ça ? Un film pas très original, des effets spéciaux pas forcément titanesques, des personnages creux. Le pire pour moi était l’armure brillante de Zeus. C’était trop pompé sur le film du même nom des 80′s. Pas très original donc ! Cela se regarde mais ce n’est véritablement pas un chef d’oeuvre, même au niveau des effets spéciaux. Le seul choc est donc celui du casting qui se veut prestigieux. Mais ça ne fait pas un film !!

















![[Critique] Twilight – Chapitre 4 Révélation (partie 1)](http://leblogcine.fr/image/19787012.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20110728_062043.jpg)
![[Critique] Les Aventures de Tintin : le secret de la Licorne](http://leblogcine.fr/image/tintin_avion.jpg)

![[Bande originale] L’Apollonide, Souvenirs de la maison close](http://leblogcine.fr/image/couverture-digipack-lapollonide-small.jpg)

![[Affiche Animée] Le Chat Potté](http://leblogcine.fr/image/chatpotte.jpg)
![[Affiche] Cobra](http://leblogcine.fr/image/cobra_affiche.jpg)
